Quelle alternative à l’enfermement des familles ?

 

Centre 127 de Melsbroek

En août 2008, des enfants étaient détenus au Centre 127 de Melsbroek


L’expérience des maisons de retour ouvertes suscitent l’intérêt de certains pays, dont la France, à la recherche d’alternatives à la détention des familles avec enfants mineurs qui doivent quitter le territoire.

La Défenseure des enfants française et adjointe au Défenseur des droits, Marie Derain, souhaitait visiter l’une de ces maisons de retour en compagnie des médiateurs fédéraux.

Mettre fin à l’enfermement des enfants

Gérées par l’Office des étrangers, les maisons de retour ouvertes ont été lancées en octobre 2008, dans la foulée de l’investigation du Médiateur fédéral sur le fonctionnement des centres fermés.

A l’issue de son investigation, le Médiateur fédéral avait recommandé :
- de mettre un terme à l’enfermement d’enfants dans les centres,
- de mettre à disposition des familles des unités de vie individuelles équipées (lit, évier, douche, W.C., cuisine…),
- d’écarter l’enfermement des familles avec enfants mineurs dans la loi du 15 décembre 1980.

D’un projet-pilote à une véritable alternative

Lancée en 2008 comme projet-pilote pour les familles qui se trouvent déjà sur le territoire, l’initiative des maisons de retour a été progressivement étendue à toutes les catégories de familles, y compris celles qui sont arrêtées à la frontière. Elles y sont accompagnées par un coach tout au long de leur hébergement. Au total, 314 familles ont séjourné dans ces maisons ouvertes depuis leur création.

Depuis début 2012, la loi prévoit expressément qu’une famille avec enfants mineurs ne peut en principe plus être enfermée, sauf en dernier ressort et exclusivement dans un lieu adapté à ses besoins. 

 

publié le: 14/05/2012