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Renforcer les solutions alternatives plutôt que d’enfermer des enfants

La Belgique n’enfermait plus d’enfants depuis 2008. L’ouverture d’unités sur le site du centre de rapatriement 127bis, dans lesquelles des familles avec enfants seront enfermées, constitue un sévère retour en arrière.

Renforcer les solutions alternatives

Avant de conclure qu’une mesure, l’éloignement des familles à partir des maisons de retour ouvertes, n’est pas efficace, l’autorité doit l’évaluer et déterminier les moyens nécessaires pour lui permettre de rencontrer ses objectifs.

Pour Catherine De Bruecker, médiatrice fédérale : « En dix ans, aucune évaluation sérieuse des maisons de retour ouvertes n’a été réalisée par le gouvernement. Il est grand temps d’évaluer leur fonctionnement et leur efficacité et d’analyser les raisons qui poussent plus d’un tiers des familles à quitter ces maisons. » 

Le Médiateur fédéral demande donc, à nouveau, au gouvernement de renforcer les alternatives à l’enfermement. Il rappelle sa recommandation de 2016 au Parlement qui n’a encore été suivie d’aucune mesure concrète :

- analyser les causes d’échec des alternatives à l’enfermement et

- renforcer le coaching des familles avec enfants.

Enfermer un enfant n’est pas justifiable

A l’issue d’une enquête sur le fonctionnement des centres fermés en 2009, le Médiateur fédéral avait conclu qu’enfermer des enfants n’est pas justifiable, ni médicalement, ni juridiquement.

Même si les conditions semblent adaptées et même si la durée d’enfermement reste brève, l’enfermement peut avoir des conséquences graves et traumatisantes sur la santé et le développement des enfants.

publié le: 10/08/2018